Quel clown ?

Notre filiation

Les Nez Fastes pratiquent un clown d’improvisation dans lequel l’acteur et l’auteur ne font qu’un. Le clown est au service de ce qui se vit dans l’instant. Il s’agit d’habiter le moment, les sensations, les émotions, les évènements qui sont là.

Les clowns des Nez Fastes travaillent régulièrement avec des formateurs extérieurs à la compagnie.

Citons parmi eux :

– Vincent Rouche et Anne Cornu (+), de la Compagnie du moment à qui nous devons des repères techniques précis, une rigueur dans la recherche de l’authenticité.
– Eric Lyonnet de la Compagnie Becare. Clown et percussionniste, il nous fait travailler la conscience du rythme, l’élargissement des palettes de jeu de chaque clown.
– Pavel Mansurov, metteur en scène, chorégraphe, professeur de pantomime, collaborateur des « LicedeÏ ».
– Thierry Hendericks, de la Compagnie du Passeur , acteur, metteur en scène,  formateur en « mouvement, Art, Expressivité ».
– Catherine Cardin, mezzo-soprano soliste, professeur de chant au conservatoire de Courbevoie, clown.

La compagnie est sans cesse à l’affut de nouvelles pistes de travail et de nouveaux formateurs qui fassent avancer les clowns en cohérence avec nos orientations de base.

 

Nos orientations

Il existe diverses manières de pratiquer et d’enseigner le clown de théâtre.
Pour les Nez Fastes, les maîtres mots sont

Attention  Présence Justesse

Attention précise et disponible à tout ce qui survient, en soi, autour de soi, chez le partenaire, dans le public.

Cette qualité d’attention est le fruit d’un gros travail : il faut désencombrer l’esprit, renoncer à ses idées préconçues, au désir de plaire ou de briller, comprendre qu’il ne s’agit pas de faire (ni de faire rire !) mais juste d’être là, dans l’ouverture à ce qui se présente.

Développer cette forme d’attention exige de la bienveillance envers soi-même et envers les autres pour « prendre ce qui est là », même quand cela surprend, déstabilise, et « faire avec » !

L’attention sans préjugé donne à l’acteur clown une présence juste et forte mais toute de vulnérabilité, de sensibilité, de liberté : rien n’est figé : le clown invente sa vie, comme il veut, comme il peut, sous nos yeux. Il se laisse traverser par ses désarroi, ses humeurs, ses rêves et ses fureurs, les offre avec générosité et cherche plus loin sa vie…

Un tel idéal de présence ouverte ne se décrète pas … et ne s’atteint pas d’un coup de baguette magique ! Il y faut beaucoup de travail.

Ce travail repose sur deux fondamentaux :

– une bienveillance inconditionnelle envers soi-même et les autres
– un corpus de règles précises qui délimitent un terrain de jeu partagé et permettent à chacun de s’appuyer sur des repères précis pour avancer à son rythme vers plus d’attention et de présence d’esprit.

Ces bases de notre travail artistique sont aussi  celles de notre organisation en tant que compagnie.