Clown et Méditation

Ces deux pratiques ont en commun l’insistance sur l’attention, la présence, l’ouverture à ce qui est, la bienveillance.

La pratique du clown est une passerelle pour tenter d’instaurer une Présence à chaque instant dans la vie de tous les jours.

L’articulation entre les deux pratiques est proposée soit en week-end soit dans des stages de 5 jours.

Ces moments sont ouverts à tous.

 

Pour qui n’a jamais pratiqué le clown ou la méditation, cette proposition peut sembler surprenante.

C’est que ces deux pratiques font l’objet de gros malentendus. Très « à la mode » l’une et l’autre, elles sont parfois enseignées en tournant le dos à ce qui, pour nous, est leur cœur commun : la Présence attentive.

La pratique de la méditation assise est un laboratoire qui permet, dans l’immobilité, de faire l’expérience de ce qui est là pour de bon, dans l’instant : le charivari de notre esprit, les émotions qui bourgeonnent comme des cumulus, mais aussi, par instants, la simple Présence à notre souffle, à notre corps, aux bruits, à la température ambiante…

La pratique du clown est un autre laboratoire : le clown improvise sa vie dans l’instant, sensible et ouvert à tout ce qui survient, en lui, chez l’autre (ou les autres) clowns, dans l’environnement.

La méditation ne poursuit pas d’autre objectif que de faire l’expérience de se poser et d’être attentif.

La pratique du clown – telle que nous l’entendons – ne vise pas d’autre objectif que d’apprendre à Être là, dans une situation par définition imprévisible.

Si le clown cherche à « faire » rire, à produire un « effet » contrôlé, il fait l’expérience déstabilisante que le rire n’est pas tant  produit  par des « gags » ou des « bon mots » qu’il ne survient quand sa Présence est pleine, juste, en rapport avec ce qui se passe (et que le public perçoit souvent avec quelques longueurs d’avance !).

Autant dire que les qualités d’ouverture et de disponibilité nécessaires aux clowns sont celles-là même qui se développent dans la pratique de la méditation. Faut-il préciser que le clown ne peut vivre que s’il nourrit une profonde bienveillance envers lui-même et ceux avec qui il joue, en dépit des ratages et des déconvenues qui émaillent sa vie ?

Guider les clowns, accompagner leur « naissance » et leur vie aventureuse, ne se conçoit, pour les animateurs, que dans cet esprit d’accueil et de non jugement.

Le clown, alors, peut montrer le chemin de la « post-méditation » et aider à installer, dans la vie de tous les jours, la Présence attentive.

Le clown, alors, peut, véritablement, rejoindre l’Enfance et (re)découvrir à neuf un grain de poussière dans un rayon de soleil, une mouche qui passe par là, un pied qui remue, un mot d’une saveur inconnue, le bonheur de jouer avec une gravité légère.

 

Le stage est animé par Christine Revuz, l’une des animatrices de la compagnie. Christine – Marguerite de son nom de clown – pratique le clown de théâtre depuis 1991 et s’est formée, notamment, auprès de Vincent Rouche et Anne Cornu de la Compagnie du Moment.

Elle pratique la méditation depuis 1998. Elle a reçu des enseignements dans la tradition du bouddhisme tibetain et, au village des pruniers, dans celle portée par Thich Nhat Hahn. Depuis 2014 elle est membre de l’Ecole Occidentale de Méditation[1] et y suit une formation d’instructeur de méditation.

L’emploi du temps se partage entre pratique de la méditation assise, marche méditative dans la nature, et travail de clown, abordé progressivement à travers de nombreux exercices.

[1] http://www.ecole-occidentale-meditation.com/

Modalités d’inscription :

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